Peut-être commencer par quitter le cocon familial ? Oui, cela me semble bien. Encore faut-il pouvoir y parvenir, pour diverses raisons. Autant par peur de quitter cet endroit où nous nous sentons protégés et par peur de devoir affronter la réalité et ses responsabilités, autant par prudence. C'est-à-dire de rester encore un peu afin de mieux préparer son départ, principalement au niveau financier. Ce qui est d'ailleurs mon cas. D'autant plus que, oh joie!, mon merveilleux lycée possède des classes préparatoires, dont une qui me sera utile pour mes études supérieures. Je devrai donc, après mon bac, rester une ou deux années de plus dans cet endroit qui pue l'hypocrisie.
Moi qui ne me sens (vraiment) bien qu'une fois entourée de "grandes" personnes, je vais devoir patienter encore un peu et continuer mon rôle d'hypocrite à la perfection. Car je me doute bien que, oui, au moins la moitié des gens qui peuple le lycée sont des hypocrites. Pas besoin d'être un génie pour s'en rendre compte. Ca saute aux yeux. Ca en devient même tordant tellement c'est pitoyable et à gerber. Enfin bon, puisque, apparament, c'est le seul moyen pour se faire un minimum respecter, et bien allons-y ! Soyons hypocrites mes amis ! C'est tellement bon de se dire que certaines personnes nous apprécient alors que ce n'est, en aucun cas, pas réciproque.
Parlons, au contraire, de l'amitié, de la vraie. Il n'y a pas beaucoup de personnes qui peuvent se "vanter" d'avoir ma véritable amitié. Je me suis faite avoir bien trop de fois. Maintenant je sais reconnaître les vraies, elles se compte sur les doigts de la main, largement... Ces personnes se reconnaîtront bien un jour ou l'autre, car elles seront toujours là dans les années à venir. Elles étaient présentent à certains moments, je leur en remercie encore d'ailleurs, et je n'oublie pas. Je n'oublie rien...
Aujourd'hui je ne me sens bien qu'avec elles, juste merci à ces personnes de faire partie de mon quotidien, ne serait-ce que par n'importe quel moyen.
